30. Laïcité : assumer et dialoguer

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DéFI est la seule formation politique à porter clairement l’enjeu de la laïcité. C’est aujourd’hui l’un de nos marqueurs forts. J’entends le conserver comme tel.

Nous le ferons :
– en travaillant à la mise en œuvre de notre programme en la matière
– en faisant de ce sujet l’un de nos débats à venir
– en discutant continuellement avec les minorités de notre pays
– en liant constamment ce sujet à la lutte contre les discriminations : nous lutterons contre les replis identitaires avec la même fermeté que nous luttons contre le racisme.

J’ai eu l’occasion de préciser ma pensée sur la question, dans un texte que vous trouverez ici.

Si je tente de résumer mon point de vue :

La liberté doit prévaloir comme principe premier : personne ne peut empêcher quiconque de s’habiller comme il le souhaite en rue tant qu’il/elle est identifiable. De même, les limitations de mise dans le monde du travail doivent se justifier par la nature du travail en question. Les étudiants de l’enseignement supérieur, de la même manière, ne devraient pas se voir poser de limitations.

– En revanche, il est légitime qu’une société se dote de sanctuaires de neutralité et de laïcité pour assurer la cohésion sociale. Les écoles de l’enseignement obligatoire et les administrations publiques devraient être des sanctuaires de neutralité et de laïcité.

– La lutte contre les discriminations, en particulier en matière d’emploi, doit être poursuivie et renforcée.

Il serait sage que ces sujets soient tranchés par les pouvoir concernés, après les consultations nécessaires. Et ce, de préférence, à bonne distance de toute campagne électorale. En ce qui me concerne, et en ce qui concerne DéFI, nos lignes sont claires. Elles ont été tenues lors des négociations bruxelloises, et nous sommes prêts à en débattre à tous les autres niveaux de pouvoir. Si nous souhaitons éviter que l’identité revienne tel un serpent de mer comme sujet électoral, dans des conversations de marché ou sur un tract caricatural, nous devons nous en emparer une bonne fois pour toutes.

Car ce qu’on fait de l’identité est un débat en soi, qui est constamment refoulé, au point que seuls les partis les plus populistes s’emparent de cette thématique, hélas de manière réductrice : c’est parce qu’elle n’envoie pas de message clair sur sa propre identité que la Belgique a autant de difficultés à définir ce qu’elle attend des nouveaux arrivants et à donner aux Belges d’origine étrangère toutes les chances de réussite – chances qu’elle est tenue de leur offrir. Prenons ce débat non comme une occasion de nous diviser, mais comme une formidable opportunité de définir qui nous sommes et quel pays nous souhaitons.

 

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