26. « D » comme démocrates: revivifier la démocratie

demos

L’élection du nouveau/de la nouvelle président(e) de DéFI se tiendra le 1er décembre prochain. Comme annoncé, je déploie ici les éléments essentiels de mon programme. Aujourd’hui; « D » comme Démocrates.

« D » comme démocrates : revivifier la démocratie

Après 70 ans, le modèle démocratique est mis en péril un peu partout. La distance entre les élus et les citoyens a pris des proportions inquiétantes. Élection après élection, les partis populistes et nationalistes rencontrent un succès grandissant. Les démocrates semblent démunis face à ce constat : que faire face à des partis et des personnalités jouant à ce point la carte du simplisme, de l’identitaire, et de réponses binaires à des questions complexes, tels que l’environnement, la migration, l’avenir de notre protection sociale ? Devons-nous être aussi populistes que les autres, ou parier sur l’intelligence des citoyens ?

Il me semble que la deuxième solution est la seule acceptable et envisageable. Si nous pouvons certes simplifier et vulgariser notre message (on y reviendra), il ne peut être question de s’abaisser aux mêmes simplismes que les populistes. Nous refuserons toujours, d’opposer entre eux une partie de la population contre une autre. Nous refuserons toujours la logique des boucs-émissaires.

Mais cela ne suffira pas. Il faut reconnaître que nos modes démocratiques vivent une crise de légitimité. Cette crise de gouvernance s’imposera bientôt à tous les agendas, car elle constitue la clef de résolution de toutes les autres problématiques que nous connaissons et qui réclament des décisions fortes : climat, migration, emploi, pauvreté, etc. Réparer la démocratie, c’est investir dans les leviers de résolution de nos problèmes.

 

  •  DéFI tient à la démocratie représentative, aussi imparfaite soit-elle. Celles et ceux qui appellent à faire table rase et remplacer entièrement le système représentatif par de nouveaux modes de gouvernance (tirage au sort, assemblées citoyennes) font fausse route, et éludent que, au-delà de ses défauts, ce système représentatif nous protège. La politique doit retrouver ses lettres de noblesse.

 

  • En revanche, ces nouveaux modes démocratiques peuvent compléter le système actuel : référendum d’initiative citoyenne, panels citoyens avec tirage au sort de volontaires… Il nous faut investir dans les nouvelles formes de démocratie, complémentaires à la démocratie représentative. DéFI doit se placer à l’avant-centre de ces sujets et faire lien avec la société civile. Ce que nous avons appelé « Nova Carta » durant la dernière campagne électorale en constitue l’une des illustrations : rassemblons les bonnes volontés afin, demain, de faire une ultime réforme de l’État axée non sur des revendications identitaires ou nationalistes, mais sur le seul et unique critère d’efficacité. Ce projet incluait le recours à des panels citoyens pour dessiner ensemble la Belgique de demain. Nous devons continuer à être à l’avant-plan de ces formes complémentaires de démocratie, à tous les niveaux de pouvoir (communal, régional, fédéral).

 

  • Nous déposerons d’ailleurs prochainement, à la Chambre, une demande de création de commission spéciale pour réaliser ce projet. cette commission aura la tâche d’évaluer les politiques publiques menées par l’État fédéral, les Communautés et les Régions, en exécution des six réformes de l’État. Ensuite, dessiner les contours d’une éventuelle réforme de l’État rationnelle et citoyenne à l’horizon 2024« . Le texte prévoit en outre des consultations des « forces vives de la nation » et des citoyens. De manière incontestable, la fédération belge telle que façonnée au fil des six réformes est dysfonctionnelle. Elle porte en germes les risques d’un basculement institutionnel qui impose la détermination d’un bilan objectif de toutes ces réformes. Plus question de transférer des compétences au terme d’obscures négociations. Tout transfert doit être soutenu par une rationalité objective au regard de l’efficacité et du bien public. Cette commission aurait un double rôle : évaluer les réformes successives et jeter les bases d’une nouvelle réforme de l’État axée sur le pragmatisme.

 

  • Nous devons également poursuivre nos efforts pour rester « la » référence politique sur la bonne gouvernance. Nous avons de toute évidence des clarifications ou des précisions à apporter sur ces questions : cumul, indemnités, etc., afin de ne pas pouvoir être pris en défaut, et de pouvoir œuvrer à retisser la confiance du grand public envers le monde politique.

One thought on “26. « D » comme démocrates: revivifier la démocratie

  1. Dommage de réduire la gouvernance aux cumuls et indemnités. La gouvernance c’est d’abord s’assurer que toutes les parties prenantes qui ont un pouvoir ou un intérêt à la chose gouvernée sont bien autour de la table. Les problèmes à ce niveau sont bien importants à mon sens que les discussions de jetons.

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